Montpellier : Un projet de meurtre déjoué, deux hommes armés d’un fusil d’assaut interpellés par la BRI


Illustration. (photo Joël Philippon/PhotoPQR/Maxppp)

Les enquêteurs de la police judiciaire ont interpellé, en début de semaine, deux hommes soupçonnés d’avoir été recrutés pour commettre un meurtre.

C’est une affaire comme on en voit peu. Alors que l’été a été particulièrement meurtrier à Marseille (Bouches-du-Rhône) où les règlements de comptes se sont multipliés depuis le mois de juin, les enquêteurs de la police judiciaire de Montpellier (Hérault) sont parvenus à éviter que le sang coule en cette fin de mois d’août.

Mardi, en fin de matinée, les hommes de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la PJ montpelliéraine ont interpellé, en douceur, deux hommes au comportement pour le moins suspect. Arrêtés à proximité d’une Renault Megane GT, signalée volée, et à bord de laquelle ils avaient été observés, les deux suspects, vêtus de noir, ont également été trouvés en possession d’un masque en latex et d’un fusil d’assaut de marque Sig Sauer. Dans leur véhicule, équipé de fausses plaques d’immatriculation, les policiers ont aussi retrouvé une bouteille de liquide inflammable. Les deux hommes étaient placés sous surveillance depuis plusieurs semaines. Ils ont été aperçus, quelques minutes avant leur interpellation, en train de s’équiper puis de passer au ralenti, au volant de leur Megane GT, devant un commerce de la ville.

La perquisition de leur domicile a permis la découverte de deux armes de poing, d’une carabine, d’1,5 kg de cannabis et autant d’herbe. « Ils avaient aussi du matériel pour encoder des cartes de démarrage de voitures, confie une source proche de l’affaire. Une DS7, une 3008 et une 308 volées ont également été saisies ».

Les deux hommes écroués

Placés en garde à vue, les deux suspects, âgés de 25 et 37 ans, originaires de Nîmes (Gard) et de Montpellier ne se sont pas montrés très loquaces. Présentés, le 27 août, à un juge d’instruction de Montpellier, ils ont été mis en examen puis placés en détention provisoire.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer la « cible » de ses deux tueurs présumés, ainsi que le commanditaire de ce projet criminel et son mobile.