Orléans : Un chauffeur de bus violemment frappé par un passager à qui il demandait de porter un masque


Illustration. (photo Flickr)

La victime s’est vu attribuer quatre jours d’ITT. Un mineur a été interpellé peu après les faits.

Un conducteur de bus a été violemment agressé à Orléans (Loiret) ce jeudi. Il venait de demander à un passager de mettre un masque, comme la loi l’exige.

Lorsque cet usager est monté dans le véhicule, « au niveau de la gare routière, le chauffeur lui fait remarquer que le port du masque est obligatoire. Il remonte alors son T-shirt au niveau de son visage et se dirige vers le fond du bus. Il revient quelques instants plus tard, cette fois avec un masque et assène plusieurs séries de coups au conducteur », a détaillé le parquet cité par Le Figaro.

Il n’y a pas eu d’échanges au moment de l’agression, l’auteur a frappé directement le chauffeur précise-t-on. Il a ensuite pris la fuite. Le conducteur de Tao (le réseau des transports en commun de la Métropole d’Orléans, du groupe Keolis) s’est vu attribuer quatre jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Il souffre notamment d’une blessure à un œil.

Un mineur déjà connu de la police en garde à vue

Un suspect a été interpellé en fin d’après-midi jeudi avant d’être placé en garde à vue. Il s’agit d’un mineur orléanais « pour lequel d’autres procédures judiciaires sont en cours », a précisé le vice-procureur de la République Christian Magret, à France Bleu.


« Cette agression grave est tout à fait isolée et exceptionnelle », a réagi Jean-Philippe Deloge, de la direction de TAO, à cette même radio. « Il n’y a pas de montée du nombre d’incidents ou de phénomène particulier, cela reste un élément isolé même si l’on reste très vigilants évidemment », a-t-il ajouté.

Le 10 juillet dernier à Bayonne (Pyrénées-Atlantique), un chauffeur de bus de 59 ans, Philippe Monguillot, a été lynché à mort par plusieurs individus. Il voulait contrôler le ticket d’un passager et exigeait le port du masque pour trois autres. Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans ce dossier.

La semaine passée, un chauffeur de bus a lui aussi été frappé dans des circonstances similaires, à Saint-Quentin (Aisne).