Projet d’attentat déjoué contre l’Élysée : la cellule terroriste visait également François Hollande


François Hollande lors d'une visite en Russie, le 6 décembre 2014. (photo en.kremlin.ru)

Cinq individus ont été interpellés et mis en examen au début du mois de mai. L’un d’entre eux, un mineur de 16 ans arrêté à Strasbourg, est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à l’ancien président de la République François Hollande.

De nombreux éléments découverts par les enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) montrent qu’un suspect âgé de 16 ans, Khamid S., arrêté à Strasbourg le 7 mai, voulait s’en prendre à l’ancien chef de l’État, François Hollande, révèle BFMTV.

Dans le téléphone du mineur d’origine tchétchène, les policiers ont découvert une photo où le mis en cause est assis à côté de François Hollande alors que ce dernier était invité dans une librairie de Strasbourg pour une séance de dédicaces. Sur cette image, l’adolescent pointe l’index vers le ciel, un geste qui n’est pas sans rappeler celui des djihadistes de l’EI.

D’autres photos de François Hollande, jugé comme une cible intéressante par le suspect

Les enquêteurs ont également constaté que le suspect avait envoyé deux autres photos de François Hollande à son frère. Toujours selon la chaîne d’informations, le mis en cause se serait aussi vanté d’avoir pu approcher l’ancien chef de l’État lors de cette séance de dédicaces, et aurait affirmé qu’il était parvenu à entrer en contact avec l’ancien président, sans être contrôlé.

Khamid S. a avoué à ce même contact que François Hollande était une cible intéressante, estimant qu’il était le principal responsable des frappes en Syrie. En outre, dans une note de la DGSI consultée par BFMTV, les policiers conseillent « fortement » de renforcer la sécurité de l’ancien président de la République.

Mis en examen et écroués

Tous comme les quatre autres mis en cause, Khamid S., 16 ans, a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » avant d’être placé en détention provisoire. La cellule terroriste avait réalisé des repérages autour de l’Élysée mais également au commissariat d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), entre autres.