Sète : Les policiers de la BAC visés par des tirs, l’auteur à scooter en fuite

Illustration. (photo Rémy Perrin/PhotoPQR/Maxppp)

Une patrouille de la brigade anticriminalité (BAC) a été la cible de coups de feu à Sète (Hérault), dans le quartier de l’Île-de-Thau, ce samedi soir. Un impact de balle a été relevé sur le véhicule banalisé des policiers. Le tireur, qui était sur un scooter, a pris la fuite. Quelques heures plus tard, la BAC a maîtrisé un forcené armé dans un immeuble.

Trois policiers de la BAC étaient en patrouille dans leur voiture banalisée vers 21 heures dans le quartier de l’Île-de-Thau à Sète, lorsqu’un individu assis à l’arrière d’un scooter a ouvert le feu à plusieurs reprises a appris Actu17 confirmant une information du Métropolitain. L’un des fonctionnaires a ouvert le feu à une reprise pour se défendre, sans toucher l’agresseur. Un impact de balle a été constaté sur la voiture des fonctionnaires, qui n’ont heureusement pas été blessés. L’arme utilisée serait de calibre 22 long rifle d’après le média local. Un second projectile a été découvert dans le rideau de fer d’un commerce. Les auteurs ont pris la fuite.

La direction territoriale de la police judiciaire (DTPJ) a été chargée de l’enquête. Les investigations doivent permettre d’identifier et interpeller les mis en cause. Leurs motivations restent à déterminer. S’agit-il d’un acte de vengeance après le coup de filet anti-stupéfiants ce lundi, dans le même quartier ? 50 kilos de cannabis ont été saisis et 17 personnes ont été interpellées. Des armes ont aussi été découvertes ainsi que de l’argent liquide. Autre hypothèse : les auteurs pensaient-ils s’en prendre à des dealers rivaux ? La piste menant vers une erreur de cible ne peut pas être totalement écartée. Des policiers de la BAC à Lyon avaient eux aussi été visés par des tirs à La Duchère (9e), fin octobre, ainsi qu’à Marseille à La Bricarde (15e), trois semaines plus tôt.

Les syndicats réclament des renforts

Les syndicats de police n’ont pas tardé à réagir. Alliance Police Nationale réclame dans un communiqué « des renforts rapides, pérenne et surtout conséquents pour Sète », dénonçant « la dangerosité du travail de nuit » et plus particulièrement sur la commune, où « le manque d’effectifs est très alarmant ».

Même son de cloche pour l’Unité SGP Police FO. « Le commissariat de Sète est en souffrance par un manque cruel d’effectifs. Hier, un drame a été évité grâce au professionnalisme et au sang froid des policiers. Nous ne pouvons plus supporter cette situation qui met nos collègues en danger à chaque intervention », prévient l’organisation syndicale dans son communiqué, réclamant des « sanctions pénales fortes » contre « les auteurs de violences à l’égard des forces de l’ordre ».

Un forcené armé interpellé

Quelques heures plus tard durant la nuit, les policiers sont intervenus dans ce même quartier de l’Île-de-Thau pour un homme qui venait de faire feu avec une arme de poing, dans la rue, sans faire de blessé. Le suspect s’est réfugié au 3ème étage d’un immeuble. Un équipage de deux policiers de la BAC est intervenu. Ils ont été renforcés par l’un de leur collègue qui venait de terminer son service précise France 3.

Le forcené, très agressif et énervé, proférait des menaces envers l’un de ses voisins. Il était armé d’un gomme cogne de calibre 12 selon le Métropolitain. Un pistolet à impulsion électrique a été nécessaire pour neutraliser le forcené, qui a été interpellé et placé en garde à vue. « On voit bien que deux fonctionnaires pour une patrouille de nuit, c’est insuffisant et dangereux pour tout le monde », a appuyé Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police FO. La DTPJ de Montpellier est également en charge de cette enquête.