Soupçonné de 24 empoisonnements dont 9 mortels, l’anesthésiste Frédéric Péchier a tenté de se suicider


Frédéric Péchier, le 12 juin 2019 à Besançon. (photo Guillaume Georges/PhotoPQR/Maxppp)

L’anesthésiste de Besançon (Doubs), Frédéric Péchier, a tenté de se suicider dans la nuit du jeudi 30 septembre au vendredi 1er octobre, en se jetant du premier étage de la maison de ses parents. Il est hospitalisé dans un état critique.

Accusé d’avoir empoisonné 24 patients, dont neuf qui sont décédés, l’anesthésiste Frédéric Péchier a tenté de mettre fin à ses jours dans la nuit du jeudi 30 septembre au vendredi 1er octobre rapporte L’Est Républicain. Le médecin s’est défenestré du 1er étage de la maison familiale et s’est grièvement blessé. Son pronostic vital ne serait plus engagé, mais il reste dans un état critique d’après le quotidien régional. Il souffre d’une dizaine de fractures.

Âgé de 49 ans, Frédéric Péchier est mis en examen pour « empoisonnements aggravés » et a été placé sous contrôle judiciaire en juin 2019. Il vit chez ses parents dans la Vienne. « Placé sous contrôle judiciaire, il s’est vu interdire sa profession, écarté de la région où il vivait et séparé de sa famille et de ses trois enfants. Au fil du temps et des errements de la procédure, l’espoir l’a abandonné », décrivent ses trois avocats Mes Jean Yves Leborgne, Randall Schwerdorffer, Lionel Béthune de Moro, dans un communiqué.

« C’est quelqu’un qui est désespéré… Il a été désigné comme étant le pire des salauds et il y a eu 30 mois de procédure sans qu’il ne se passe rien », a expliqué la sœur de l’anesthésiste, citée par Le Parisien. Le procureur de la République doit tenir une conférence de presse ce mercredi au tribunal judiciaire de Besançon, à 15h30.

Des empoisonnements provoquant des arrêts cardiaques

Frédéric Péchier est accusé d’avoir empoisonné au total 24 patients entre 2008 et 2016. Neuf des victimes ont perdu la vie. Le praticien est soupçonné d’avoir pollué les poches de perfusion de ces patients, âgés de 4 à 80 ans, afin de provoquer des arrêts cardiaques et ainsi démontrer ses talents de réanimateur pour dénigrer ses collègues de deux cliniques privées de Besançon, la clinique Saint-Vincent et la polyclinique de Franche-Comté.