Une cagnotte ouverte en soutien au «boxeur» des gendarmes Christophe Dettinger, dépasse les 40 000€.

(capture écran Line Press / Facebook)

Christophe Dettinger est l’homme accusé d’avoir frappé au moins deux gendarmes ce samedi à Paris, durant la manifestation des Gilets jaunes. Il a été placé en garde à vue ce lundi. Dans le même temps, une cagnotte en ligne a été ouverte pour le soutenir.


« Soutien à Christophe D notre boxeur national » est-il écrit sur cette cagnotte Leetchi, ouverte ce dimanche et qui rassemble déjà plus de 2000 participants, pour une somme dépassant ce lundi soir, 40 000 euros.

Christophe Dettinger est un ancien boxeur professionnel, originaire d’Essonne. Champion de France des poids lourds-légers en 2007 et 2008, l’homme se trouve actuellement en garde à vue. Le suspect s’est présenté de lui-même aux policiers ce lundi matin.

Plusieurs vidéos le montrant frapper un gendarme mobile tombé au sol, puis un second, ont circulé sur les réseaux sociaux. L’homme a rapidement été identifié.

« Cet homme a défendu pacifiquement ces idées, celle des gilets jaunes »

« Tous les week-end, cet homme a défendu pacifiquement ces idées celle des gilets jaunes. Ce week-end face à la pression il a pris un risque pour défendre les manifestants. Malheureusement il risque de servir d’exemple. Aidons le dans ce combat, il ne doit pas être le seul à payer. » a écrit le créateur de cette cagnotte, Nicolas Alves, qui pour l’heure reste inconnu même si ce dernier est présenté par certains, comme un « ami de Christophe ».

Reste à savoir si les fonds seront bien versés à l’intéressé. « Cette cagnotte est la seule et unique officielle validée par sa famille » est-il mentionné.

« J’ai la colère du peuple en moi »

Dans une vidéo diffusée sur Facebook ce lundi vers midi, Christophe Dettinger explique qu’il a « mal réagi » mais qu’il s’est « défendu ». « J’ai la colère du peuple en moi » a-t-il notamment argumenté dans cette vidéo.

Les deux gendarmes victimes des coups de Christophe Dettinger se sont vu attribuer 15 jours et 2 jours d’ITT (incapacité totale de travail). Ils ont déposé plainte.