Coronavirus : Plus de 4 000 masques de protection respiratoire dérobés en une semaine dans 2 hôpitaux parisiens


L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. (capture écran Google)

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les vols de masques de protection respiratoire se sont multipliés, notamment dans les grandes villes de France comme Nice, Marseille ou Paris. Deux nouvelles enquêtes de police sont en cours pour tenter d’identifier des voleurs qui ont agi dans deux hôpitaux parisiens.

En une semaine, 4 000 masques été dérobés au sein de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe) et de l’hôpital Cochin (XIVe) qui dépendent de l’AP-HP (Assistance publique – Hopitaux de Paris).

Ce mardi, le parquet de Paris a ouvert deux procédures qu’il a confiées aux policiers du commissariat du XIIIe arrondissement. Elles font suite à deux plaintes déposées jeudi dernier et lundi par les responsables de la sécurité des deux hôpitaux, au nom de l’AP-HP, relate Le Parisien.

Des vols « sans effraction »

La plainte enregistrée lundi fait état d’un vol de 9 boites de 50 masques chirurgicaux qui se trouvaient dans des box de consultation du bâtiment stomatologie de la Pitié-Salpétrière. « Les auteurs se sont introduits sans effraction », y indique le plaignant. Une source policière précise qu’aucun dégât n’est à déplorer et qu’une clé y donnant accès est disponible à l’accueil.

Jeudi dernier, une plainte concernant l’hôpital Cochin énumérait des vols successifs, pour un total de 3 900 masques : 100 masques de type FFP2 dérobés le 5 mars, 1 500 masques le 2 mars et 2 200 le 27 février. À chaque fois, sans témoin et sans effraction.


« C’est un local ouvert aux quatre vents », a dénoncé Aglawen Vega, la secrétaire générale de la CGT Cochin, qui a déclaré que le personnel en avait « marre d’être pointé du doigt ».

Au total 11 000 masques volés à l’AP-HP

L’AP-HP déplore le vol de 11 000 masques de protection respiratoire depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Deux suspects auraient été interpellés dans l’un des hôpitaux, d’après une source interne à l’établissement public de santé, rapporte le quotidien francilien.

Les masques ne sont pas la seule cible des malfrats. Au moins 1 200 flacons de solution hydroalcoolique ont été volés dans plusieurs établissements parisiens, révèlait le Canard Enchaîné le 4 mars. Les plaintes seront « systématiques », avait indiqué l’AP-HP.

Des faits similaires à Marseille et Nice

2 000 masques de protection respiratoire ont été dérobés à Marseille en début de mois. Dans un e-mail interne, la direction de l’hôpital de la Conception à Marseille évoque ce vol. On peut y lire qu’« une vingtaine de boites [de 50 masques] a disparu » durant le week-end précédent le message et « 20 boites de [50] masques chirurgicaux y compris avec visières » le jour-même, au bloc central.

« Les personnes indélicates se reconnaîtront, sachant qu’elles ont été repérées », assène la direction de l’établissement, rappelant qu’il faut « mettre sous clé l’ensemble du stock du bloc opératoire jusqu’à nouvel ordre » et qu’elle se réserve « le droit aussi de faire ouvrir les effets personnels des équipes ».

La première annonce de ce type avait été faite dès le 28 février, par le chef de service de la pneumologie au CHU de Nice. Le professeur était alors en colère et il l’avait fait savoir. Il dénonçait le comportement « irrationnel » des gens, après avoir constaté de multiples vols de masques de protection au sein de l’hôpital Pasteur 1.