Le mardi 6 avril 2021 à 20:43
Jérôme Rodrigues a été relaxé ce mardi par le tribunal judiciaire de Paris. La figure du mouvement des Gilets jaunes était jugé pour "injures publiques", après avoir répondu à un tweet du syndicat de police Synergie-officiers dans lequel il traitait des policiers de "bande de nazis".
"C’est clair bande de nazis que vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au nord-est de Paris, celui que vous tentez de cacher aux médias", avait-il écrit, accompagné du hashtag "#vousnetespasmapolice".
Des propos qui ne visaient pas tous les policiers selon le tribunal
Les propos incriminés ne « visaient non l’ensemble des policiers, mais les méthodes de certains d’entre eux », ceux du syndicat Synergie, en l’occurrence, selon le tribunal. Il est « patent que les propos incriminés sont intervenus dans le cadre d’un conflit récurrent alimenté sur le réseau social Twitter entre Jérôme Rodrigues […] et le syndicat de policiers Synergie-officiers », a ajouté la juridiction, précisant que cette organisation syndicale ne se confond pas "avec l’administration publique qu’est la police nationale".
📢🧔🏻 C’est clair bande de nazis vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au nord-est de Paris celui que vous tentez de cacher aux médias #vousnetespasmapolice
— Jerome Rodrigues Officiel (@J_Rodrigues_Off) September 9, 2020
Ces propos de Jérôme Rodrigues en septembre dernier avait fait réagir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui avait estimé qu'ils étaient "ignobles". Le ministre avait également annoncé à cette occasion qu'il déposait plainte.
Les propos de M. Rodrigues envers la police de la République sont ignobles. Au nom du ministère, et pour défendre l’honneur de tous les policiers, je dépose plainte. pic.twitter.com/Z505fgrJGY
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 10, 2020
Jérôme Rodrigues a perdu l'usage d'un œil au cours d'une manifestation pour l’acte XI des Gilets jaunes à Paris, le 26 janvier 2019. Deux policiers ont été mis en examen le 14 janvier dernier dans ce dossier.