Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy ne fait pas appel et devra purger sa peine de six mois de prison ferme

L'ancien président ne contestera pas le refus de la justice de fusionner ses peines dans les affaires Bygmalion et Bismuth. Il devra purger six mois de prison ferme aménageables.
Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy ne fait pas appel et devra purger sa peine de six mois de prison ferme
Nicolas Sarkozy, le 13 octobre 2022. (Alexandre Marchi / PhotoPQR / Maxppp)
Par Actu17
Le mardi 17 mars 2026 à 10:54

L'ancien président Nicolas Sarkozy ne fera pas appel du rejet de sa demande de confusion de peines entre les dossiers Bygmalion et Bismuth, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de RTL. Définitivement condamné dans ces deux affaires, il devra donc purger sa peine de six mois de prison ferme aménageables dans le dossier Bygmalion, probablement sous la forme du port d'un bracelet électronique. La date de sa convocation devant un juge d'application des peines n'est pas encore connue.

Le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté, le 9 mars dernier, en chambre du conseil, la demande de confusion de peines formulée par les avocats de Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'État, âgé de 71 ans, souhaitait faire absorber sa peine prononcée dans l'affaire Bygmalion par celle, plus lourde, déjà purgée dans le dossier Bismuth, afin d'éviter de porter une nouvelle fois un bracelet électronique. La justice a refusé. Nicolas Sarkozy a finalement décidé de ne pas faire appel de cette décision, selon une source proche du dossier.

Dans l'affaire Bygmalion, l'ancien président a été condamné le 14 février 2024 par la cour d'appel de Paris à un an d'emprisonnement, dont six mois ferme, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025, après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation. La demande de confusion de peines avait été déposée par ses avocats dès le lendemain de cet arrêt.

Déjà condamné dans le dossier Bismuth

Dans le dossier Bismuth, dit "des écoutes", Nicolas Sarkozy avait été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour corruption et trafic d'influence. Cette condamnation est définitive depuis décembre 2024. L'ancien président avait porté un bracelet électronique du 7 février au 12 mai 2025, avant d'obtenir une libération conditionnelle en raison de son âge.

Nicolas Sarkozy est par ailleurs jugé en appel depuis lundi 16 mars dans l'affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, il avait effectué environ trois semaines de détention à la prison de la Santé à Paris avant d'être libéré sous conditions. Le procès doit durer jusqu'au 3 juin.