«On va te tuer, on va violer ta mère» : une policière du Val-de-Marne menacée dans tes tags


Une policière est la cible de menaces dans une dizaine de tags.

Une policière du commissariat de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) est visée par des menaces de mort et de viol, dans des tags découverts sur plusieurs communes. Une enquête a été ouverte.

Des propos choquants mais aussi très violents. Depuis le début de la semaine, des tags menaçant directement une policière de Villeneuve-Saint-Georges ont été découverts sur des murs de la commune, mais également à Limeil-Brévannes et à Valenton. Une dizaine environ.

A chaque fois, le prénom et le nom de la fonctionnaire sont écrits, accompagnés de violentes menaces. « Sale pute de shmitt (un terme qui désigne un policier ou un gendarme en argot, ndlr), on va te tuer, on va te violer », peut-on notamment lire. Ou encore : « on va violer ta mère ». Une croix gammée est également dessinée sur l’un des tags.

« Tout est mis en œuvre pour retrouver les auteurs », a affirmé le directeur territorial de la sécurité de proximité (DTSP) du Val-de-Marne, Sébastien Durand, au Parisien, précisant qu’il pourrait s’agir de représailles suite à « de belles interpellations » réalisées récemment.

Une plainte déposée

La préfecture de police a annoncé ce vendredi qu’une plainte avait été déposée par le préfet. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a également réagi dans la soirée. « Tout mon soutien à la policière insultée et menacée nommément dans des tags à Villeneuve-Saint-Georges », a-t-il écrit sur Twitter. « Nous ne céderons rien face aux démonstrations de force absolument inacceptables de certains voyous ».

« Chien de l’État »

Des faits similaires se sont produits à plusieurs reprises ces derniers mois. Dans le même département en novembre dernier, des tags racistes et injurieux visant un policier noir avaient été découverts sur des murs du quartier du Palais à Créteil. Il était notamment qualifié de « chien de l’État » et de « nègre de maison ». En avril, des photos personnelles de policiers ont été découvertes dans les parties communes d’un immeuble de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis). Des clichés qui venaient d’un groupe WhatsApp nommé « Mort aux flics ». D’autres photos avaient aussi été trouvées accrochés dans un hall d’immeuble à Épinay-sur-Seine.

A Limoges en février dernier, des identités de policiers de la BAC avaient aussi été retrouvées dans un immeuble du quartier de la Bastide, avec des insultes, notamment racistes. Il y a un mois à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), des menaces de décapitation visant les policiers ont été constatées dans un hall d’immeuble, avec « Magnanville » écrit en lettre capitale. C’est dans cette commune qu’un couple de policiers, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, a été sauvagement assassiné par un terroriste, il y a aujourd’hui cinq ans.