Pass sanitaire : Les restaurateurs devront le demander mais ne vérifieront pas l’identité des clients


Jean Castex le 27 janvier 2021. (photo Alexis Sciard/IP3 Press/Maxppp)

Le Premier ministre Jean Castex s’est exprimé ce mercredi au sujet de la mise en place du pass sanitaire, dans le JT de 13 heures de TF1, à l’issue du Conseil de défense sanitaire qui s’est tenu dans la matinée. Le chef du gouvernement a détaillé les mesures qui vont être mises en application.

« Vacciner, c’est fait pour se protéger et protéger les autres », a appuyé Jean Castex sur le plateau de TF1. « Le monde est confronté à une nouvelle vague, et nous devons agir ». Ce lundi, près de 18 000 nouveaux cas ont été confirmés en France, soit une augmentation de 140% en l’espace d’une semaine. « 96% de ces nouveaux cas n’étaient pas vaccinés », a affirmé le Premier ministre.

Concernant l’application du pass sanitaire, dans les établissements qui y seront soumis, les propriétaires bénéficieront d’une « semaine de pédagogie » après sa mise en place. Des sanctions pourront ensuite être prises si nécessaire a-t-il précisé.

Jean Castex a aussi confirmé le report de l’application du pass sanitaire pour les mineurs âgés de 12-17 ans, à la fin septembre. Il avait déjà été reporté à la fin août. Le pass sanitaire ne sera « pas obligatoire » pour entrer dans les établissements scolaires à la rentrée.

D’autre part, les propriétaires de restaurants et de bars devront vérifier les pass sanitaires de leurs clients, mais pas leur identité. Les forces de l’ordre pourront procéder à ces vérifications et ainsi détecter les cas de fraude. « Un amendement adopté en commission à l’Assemblée nationale prévoit une condamnation à 5 ans de prison et 75 000€ d’amende le fait de présenter un pass sanitaire appartenant à autrui ou d’en proposer à un tiers l’utilisation frauduleuse », souligne Maxime Thiébaut, docteur en droit public, sur Twitter.

Le chef du gouvernement a également annoncé que les personnes vaccinées ne seront plus considérées comme cas contact. « Les analyses faites sur ses personnes montrent qu’elles n’ont plus de chance d’attraper la maladie », a-t-il justifié.

« On a le droit de manifester » mais « nous serons intraitables avec ceux qui (…) en viennent à des actes de violence », « font allusion à l’étoile jaune ou à la Shoah, s’en prennent à des permanences parlementaires, mettent le feu à des centres de vaccination », ce qui est « très grave », a également dénoncé le Premier ministre au sujet des manifestations contre le pass sanitaire.