Policier grièvement blessé après un tir accidentel à Suresnes : ses jours ne sont plus en danger


Illustration. (photo Joël Philippon/PhotoPQR/Maxppp)

Le drame s’est produit au cours d’un entraînement à Suresnes (Hauts-de-Seine) le vendredi 18 juin dernier. Un policier de 29 ans a été grièvement blessé par un tir accidentel. Ses jours ne sont désormais plus en danger. Il reste toutefois hospitalisé.

Sam va survivre de ses graves blessures. Ce policier du groupe de soutien opérationnel (GSO) de la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) de Paris, âgé de 29 ans, a été gravement blessé par un coup de feu accidentel de l’un de ses collègues à la fin d’une séance d’entraînement à Suresnes, il y a quinze jours. Un tir intempestif d’une arme de poing de type Sig Sauer, de calibre 9 mm.

La victime qui est restée de longs jours dans le coma, a été opérée à deux reprises à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe) et son pronostic vital n’est plus engagé. Sam reste toutefois hospitalisé en réanimation actuellement nous précise une source policière. « C’est un gars très sportif avec une super mentalité, qui est très apprécié, le drame nous a tous touchés », nous confie un policier. Sam est arrivé au GSO de Paris en octobre dernier après plusieurs années passées notamment en brigade anticriminalité (BAC). Il est marié et père de deux enfants.

Une compétition sportive et une tombola ont été organisées par ses collègues de la petite couronne parisienne, ce vendredi, pour le soutenir. Quelques-uns de ses proches y ont assisté et ses deux enfants ont reçu des cadeaux. « La cohésion dans ce type d’unité est importante, on a voulu montrer notre soutien à notre collègue », insiste un autre policier.

Une cagnotte en ligne a également été ouverte pour soutenir Sam et sa famille. Elle est accessible ici.

« Une mauvaise manipulation de l’arme dans un contexte d’épuisement n’est pas à exclure »

Une enquête pour « blessures involontaires par violation délibérée d’une obligation de sécurité et mise en danger » a été ouverte par le parquet de Nanterre suite à ce drame. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été chargée des investigations qui permettront de comprendre les circonstances de ce tir malheureux.

« Ce sont des policiers très sollicités, notamment pour des opérations d’interpellations à 6 heures le matin, parfois avec des horaires très variables », rappelle une source proche du dossier. « Une mauvaise manipulation de l’arme dans un contexte d’épuisement n’est pas à exclure ». Le fonctionnaire à l’origine de ce tir est quant à lui en arrêt maladie pour l’heure. « Il est particulièrement choqué », ajoute cette source.