Savigny-le-Temple : Des primes offertes par des dealers pour décapiter ou violer des policiers

Des tags proposant des primes pour s'en prendre aux policiers ont été découverts à Savigny-le-Temple.

Des tags « anti-flic » ont été découverts dans un hall d’immeuble de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) ce vendredi. Les inscriptions proposent des primes pour s’en prendre aux policiers, que ce soit une décapitation, une « rafale à la kalachnikov » ou le jet d’une boule de pétanque.

Une nouvelle fois, des tags de menaces visant les policiers ont été découverts dans le hall d’un immeuble. Cette fois, c’est à Savigny-le-Temple, à un endroit connu pour être un point de deal.

« Tableau de prime » est-il clairement noté. Dessous, les menaces de mort ou de sévices contre les forces de l’ordre s’enchaînent et sont accompagnées de récompenses : « Couper la tête d’un policier = 500 000 euros », et « jet de boule de pétanque sur la police = 200 euros ». Il y a également « rafaler la police à coup de kalachnikov », ou encore « violer une policière » pour 500 000 euros et « rentrer une barre de fer géante dans l’utérus d’une femme policière qui se prend pour un bonhomme = 300 000€ ». Sur un autre mur, les prix du cannabis par quantité sont inscrits comme dans un magasin, des tarifs de 10 jusqu’à 450 euros.

L’affaire est prise au sérieux par la police et une enquête doit être ouverte dans les prochaines heures. « Ces ordures ont la chance que les policiers soient bridés par les instructions. Sinon ça fait longtemps qu’on aurait fait le ménage », s’exclame Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police FO, sur Twitter. La syndicaliste a publié quatre photos montrant ces tags épouvantables.

Des faits qui se répètent partout en France

Ce n’est pas la première fois que les policiers sont directement menacés dans des tags, dans des quartiers sensibles. Des inscriptions de menaces et d’insultes visant des policiers nommément, ont été découverts dans les parties communes d’un immeuble à Vigneux-sur-Seine (Essonne) mi-octobre. En août dernier à Poitiers (Vienne), des tags du même type avaient été signalés dans le quartier Saint-Éloi. Les enquêteurs avaient découvert dans le même temps la photo de la fille d’un policier dans le téléphone d’un suspect en garde à vue.

Quelques mois plutôt en Seine-Saint-Denis, des photos personnelles de policiers avaient été retrouvées dans les parties communes d’un immeuble de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis). Des clichés qui venaient d’un groupe WhatsApp nommé « Mort aux flics ». D’autres photos avaient aussi été trouvées accrochées dans un hall d’immeuble à Épinay-sur-Seine.

Enfin, en décembre 2019, la porte du domicile d’un policier avait été taguée. « Flic suicidé, à moitié pardonné » était-il notamment écrit.